L’actualité récente a montré que Jurbise n’échappe pas aux phénomènes des bracages et à une insécurité dans et autour des commerces. Dans cette difficile problématique, le PS n’entend pas être angélique mais il en appelle à la réflexion et au développement d’une stratégie valable pour l’ensemble de la zone de police Sylle-Dendre.
C’est le sens du message livré par Manuella Sénécaut lors du Conseil communal de ce 22 novembre.
Par rapport à l’émoi légitime suscité par ces événements, des mesures doivent être prises et l’idée d’installer des caméras de surveillance n’est pas à exclure. Mais aux effets d’annonce et aux mesures à l’emporte-pièce, le PS préfère l’établissement d’une politique de sécurité réellement concertée avec la police locale et les communes voisines. Si les faits de criminalité (jadis volontiers minimisés par la majorité communale) sont effectivement en hausse dans les communes du nord de Mons, il ne s’agit pas de renforcer le sentiment d’insécurité à des fins populistes.
Les policiers de la zone Sylle-Dendre ont élucidés tous les faits de criminalité récemment commis et c’est avec les autorités de la zone qu’il faut étudier les moyens de répondre à ces phénomènes assez nouveaux. Installer des caméras ? Oui, si l’on définit clairement au préalable les endroits les plus pertinents aux yeux de l’intérêt public, si on fixe les modalités de leur utilisation et si l’on accompagne cet acte d’une information et d’une sensibilisation des citoyens. Renforcer la présence de policiers sur le terrain ? Même si un sous-effectif est constaté, c’est également souhaitable dans un but de prévention. Mais concentrer des mesures purement locales sur Jurbise, n’aurait pour effet que de déplacer la délinquance vers Lens ou Chièvres voire même d’en accentuer la violence.
Alors, agir, oui. Agir vite, aussi. Mais en concertation avec les communes voisines, dans le cadre d’un dialogue avec les commerçants et sans susciter de panique inutile.